J-World Tokyo: parc d’attraction manga

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L’été 2013 au Japon sera marqué par l’ouverture du premier parc d’attraction consacré aux célèbres mangas du Weekly Shonen Jump. Ce « Disneyland » nippon supervisé par Namco prendra place dans le quartier d’Ikebukuro à Tokyo (3e étage du World Import Mart de Sunshine City), les 3 titres phares du Jump: Dragon Ball, One Piece et Naruto recouvriront quasiment la totalité de l’étage qui fera 6168 m2. Le parc comprendra 3 zones de divertissement pour les 3 mangas précités, un café-restaurant et plusieurs boutiques où vous pourrez trouver un paquet de goodies et gadjets en toute sorte à l’effigie des héros du Jump. Une autre zone « Hero’s Arena » accueillera les mangas du moment de manière périodique, les mangas se disputant l’ouverture sont Bleach, Gintama, Toriko et Kochikame.

663L’ouverture de « J-World Tokyo » aura lieu le 11 juillet 2013 et j’espère bien pouvoir y faire un tour lors de mon prochain voyage au pays du soleil levant.

日本の秋 (Nihon no Aki) Documentary Trailer

Voici le trailer de mon nouveau documentaire que je prépare sur mon dernier voyage au Japon qui vous fera découvrir quelques facettes de Tokyo (Ueno, Asakusa, Ikebukuro…), Fuji et Nagoya.

Vu mon envie de faire un travail propre et instructif, il me faudra pas mal de temps pour finaliser le montage et tout les détails.

Concernant l’autre docu sur mon passage à Nagoya l’an dernier, ça risque d’être plus long et il y a du travail derrière avec la traduction et le montage. Malgré les retards ne vous inquiètez pas, je sortirai tout ces documentaires.

「Japan 3rd Trip」 Vol.1 (16-17 Octobre)

Avant de débuter le récit de mon 3e voyage au Japon, je tiens à rappeller que vous trouverez sûrement des similitudes avec ce récit écrit et le documentaire « Nihon no Aki » que je prépare. Le documentaire sera plus complet et plus détaillé mais moins personnel aussi (documentaire oblige).

Lundi 15 Octobre

Après quasiment une nuit blanche (1h de sommeil) parce que je travaillais encore sur le mixage de mon album « Instinctif », on se lève (mon père et moi, il m’a accompagné pour la 3e fois) à 3h30 et direction l’aéroport de Lyon, le Saint-Exupéry. Nous arrivons avec bien 3 heures d’avance, on a loupé le vol la première fois donc on n’a pas trop envie que ça se réitère. Le départ est fixé à 10h05, s’ensuit une escale rapide à Vienne et nous nous envolons à 13h30 pour un long trajet de 11h. Quand nous arriverons au Japon, il sera juste 7h40 donc autant dire que le décalage risque de faire mal et c’est bien connu dormir dans l’avion c’est mission impossible pour moi. Je dors 3h, 4h peut-être (je ne me rappelle plus) mais par contre j’ai été assez content de voir que l’avion était pas trop rempli, ce qui permettait de pouvoir s’allonger de temps en temps.

Arrivée à Narita à 7h40 avec un moment que j’apprécie toujours, qui me rappelle que je viens juste d’arriver et que l’aventure commence juste!

Petite pause clope oblige, j’ai pas mal au ventre mais je me sens un peu ballonné et j’avais pas touché au dernier plateau repas dans l’avion (je l’avais pressenti). Pas plus affecté que ça, je me prends un café chaud dans un des nombreux distributeurs automatiques. Ce que j’aurai dû éviter à peine 5 minutes après, je gerbe dans un coin derrière la Smoking Area… Par la suite et pour la première fois en voyage, je me suis retrouvé bien 3 jours sans avoir vraiment « faim », la tentation de tout ces plats était grande mais rien n’y fait, j’ai pas envie. Petite anecdote dans la Smoking Area, j’ai discuté avec un français (de Paris) qui faisait du son mais pas du tout mon style lol (house, techno…). Il m’expliquait qu’il faisait le chemin retour et qu’il avait mixé lors de quelques soirées sur Tokyo, enfin le mec n’était pas du tout intéressant comme la plupart des français que je rencontrerai lors de ces 10 jours. Et c’est pas pour critiquer mais beaucoup étaient assez snobs (et de Paris lol).

Passé cet épisode assez mouvementé, il est temps de rejoindre Tokyo avec le fameux et appréciable « Skyliner ». Un service ferroviaire reliant Tokyo à l’aéroport Narita et géré par la compagnie Keisei. Nous nous rendons à Ueno en une quarantaine de minutes pour à peu près 2400¥ (100¥ =0,99€). Pourquoi Ueno? Parce que l’accessibilité et la richesse de son quartier réunissent deux avantages assez conséquents pour un voyage au Japon (surtout si on ne parle pas japonais).

Notre hôtel est le New Tohouku et se situe à moins de 5 minutes de la station de Ueno, ce qui est vraiment parfait pour bouger sans marcher des heures. Un cadre assez sympa, mis à part les cloisons qui laissaient passer les ronflements de mon voisin. Une gérante ayant presque la soixantaine et très serviable, elle baratinait quelques mots français comme « comment allez-vous? », « il fait beau aujourd’hui »… et avez plutôt un bon niveau en anglais ce qui était parfait pour moi. 5 minutes après nous voyons un couple qui descend et qui parle en français, nous rencontrerons encore 3-4 autres français dans cet hôtel (ils se sont passés le mot ou quoi?) dont un supposé caméraman qui faisait des documentaires pour la chaîne Arté.

L’après-midi c’est quartier libre, la fatigue se fait assez ressentir mais l’envie de se promener à nouveau dans Ueno est trop grande pour se reposer et j’aurai toute la nuit pour ça. Je dénote un Tsutuya (store de bouquins, mangas, CD’s, jeux videos, DVD’s…) assez proche de l’hôtel et après avoir bien fouillé dans le rayon Japanese Hip-Hop, je repars avec le dernier album d’Ego et celui de Luna. Je reste quand même assez déçu par les bacs, c’est pas grave je me rattraperais à Castle Records.

C’est l’occasion aussi de faire un petit tour dans le parc de Ueno et dans les alentours. Retour à l’hôtel en fin d’aprem et une sieste s’impose, j’avais prévu d’aller dans une boîte connue des hip-hops heads à Tokyo: IKB Bed. Ce soir-là il y a un event avec deux rappeuses japonaises que j’apprécie, Acharu et Luna. Petite bouffe dans un restaurant appellé le Suikoden qui est proche de notre hôtel et qui se révèlera être un lieu de nouvelles rencontres et d’amitiés.

Il est déjà 21h, il est tard et je sais que la soirée a commencé y’a une heure et que je suis peut-être en train de louper le show, je prends le métro jusqu’à Ikebukuro et comme un con j’avais oublié de noter l’adresse. Obliger de trouver un spot wifi, de récupérer l’adresse et de demander. Il est 22h, je m’arrête devant un restaurant où une femme est en train de nettoyer les vitres et je lui demande de l’aide avec l’adresse que j’ai noté. Elle me dit « chotto matte… », elle descend et revient quelques secondes plus tard avec un Ipad. Elle note l’adresse et regarde le trajet à faire. Après quelques secondes de réflexion, elle me fait signe de la suivre et non je ne rêve pas, elle va m’amener jusqu’à ma destination (j’en déduis que ce n’est pas non plus trop trop loin) et va suivre son Ipad sur une distance de 300 mètres. Une fois dans la bonne rue, je repère le logo du IKB Bed. Je lui lance deux, trois « arigato gozaimasu » suivi de quelques courbettes, elle fait de même et tout ça avec le sourire. Je reste toujours en admiration devant la gentillesse et la serviabilité des japonais à Tokyo qui se plient souvent en quatre et sont toujours là pour essayer de vous aider même s’ils ne parlent pas tous anglais.

Je rentre dans la boîte, paye mon entrée avec une conso offerte et je me rends compte à mon plus grand regret qu’Acharu et Luna sont déjà passées et que la boîte est quasiment vide (une vingtaine de personnes à tout casser). Un deejay passe du son japonais mais surtout cainri, je me rappellerai surtout de « Careful (Click, Click) » du Wu-Tang Clan pendant que la gogo danceuse Yozora se trémousse dans tout les sens sur sa barre.

Je reste deux bonnes heures, discute avec un mec qui portait un tee-shirt de The Sexorcist et repart en taxi vu l’heure tardive pour rentrer à Ueno et surtout dormir pour être en forme le lendemain.

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Mercredi 17 Octobre

Réveil à 8h avec en prévision le Ueno Zoo, vous allez me dire quel intérêt d’aller au zoo au Japon? Bah pour vous répondre le seul argument fut le panda, cela fait deux ans qu’on y passe à côté et il me tardait de voir ces magnifiques bêtes. Par la même occasion nous en avons profité pour regarder les autres animaux (pas tous, le parc est assez immense), je voulais voir le « petit panda » alias le panda roux mais il s’est montré invisible, j’avais pu l’appercevoir au zoo de Taipei il y a 4 ans.

Tigres, gorilles, ours japonais…

Pour la dernière photo je l’ai prise car la fille n’arrêtait pas de vouloir tenir la main du garçon, un peu d’amour dans ce monde de brutes!

Après avoir passé quelques heures dans le zoo, nous décidons de bouger en début d’après-midi et faisons des rues que je ne connaissais pas à quelques pas du zoo. Quelques sans-abris et quelques yakuzas je présume viennent égayer ce coin assez tranquille et jonché d’un paquet de « club de filles ». Si vous avez eu l’occasion de regarder le trailer de « Nihon no Aki », je filme un yakuza qui essaie de rabattre des gens, on ne peut pas le louper en plein milieu de la rue. Au moment de passer devant lui, il s’approche et lance un « Japanese gyaru? », « No, thanks ». J’suis pas intéréssé et je ne sais pas où je mets les pieds (et je vais pas payer pour parler avec une femme).

On s’arrête dans un restaurant où je repère direct qu’il y a du Tonkatsu (porc pané accompagné d’une sauce spéciale) et nous prenons le même plat, malheureusement je n’arrive pas à le finir. On avait du riz, du chou, des petits légumes et une sorte de bouillon.

Après petite excursion dans un endroit que j’adore, le marché d’Ameyokocho avec le métro qui passe juste au-dessus!

Voilà pour les deux premiers jours de mon 3e voyage au Japon, rendez-vous au prochain épisode!